Sur Ataùro, les volontaires de Blue Ventures sont pour la plupart sans formation scientifique. Comment en sont-ils arrivés à collecter des données sur les écosystèmes coralliens?

Actuellement, pas un media généraliste n’occulte l’actualité scientifique. Certains medias en ont fait leur spécialité. En plus d’être lecteurs, certains citoyens souhaitent être acteurs de la recherche scientifique. Ils y parviennent en devenant auxiliaires des scientifiques, notamment sur le terrain.

Mettre son grain de sel

De quoi parle-t-on exactement ? Des sciences citoyennes, « citizen sciences » en anglais, qui désignent la participation de non-scientifiques-professionnels à la production de connaissances scientifiques. En l’occurrence à la collecte et à l’analyse de données scientifiques de base.

Cet engagement est le fait de personnes de conviction.

Depuis son arrivée sur l’île d’Ataùro (Timor oriental) en 2016, l’ONG anglaise Blue Ventures utilise le protocole « Reef check » pour réaliser ses enquêtes sous-marines. Les volontaires explorent, sous la supervision des scientifiques de l’équipe, les zones récifales en plongée sur une distance de 50 mètres. Jenny House et Roxane de Waegh, toutes deux biologistes marins, les forment dans un premier temps à la connaissance des coraux et des poissons des récifs, mais aussi des invertébrés et des algues.

Les connaissances à ingérer sont accessibles à des non-scientifiques motivés.

Épisode de blanchissement, baisse d’une population de poisson perroquet, attaque des coraux par une espèce d’étoile de mer vorace… Les données collectées par les volontaires permettent aux scientifiques de Blue Ventures d’établir l’état de santé des récifs. Les résultats sont envoyés ensuite aux décideurs locaux, qui prendront les mesures adéquates en fonction des conclusions et de leurs objectifs.

Avec la science citoyenne, les volontaires contribuent à la cause environnementale.

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