Un filtre anti-solaire pour protéger les coraux, négos relancées à l’OMC sur les subventions pêche, les US au secours des mammifères marins… La Sel’actu hebdo.

Parasol pour coraux : innovant mais localisé

Un film anti-solaire fabriqué à base de carbonate de calcium, composant similaire aux squelettes des coraux. Belle innovation de chercheurs australiens, concluante en laboratoire, pour protéger localement la Grande Barrière de Corail (Nord-Est de l’Australie). Ce film biodégradable est conçu pour flotter à la surface de l’eau, au-dessus des récifs. En réduisant l’insolation, il atténue leur stress et prévient le fameux blanchiment. Rappel : la hausse de la température de l’océan conduit les coraux à expulser la zooxanthelle, l’algue avec laquelle ils vivent en symbiose. Sans elle, ils blanchissent et meurent s’ils ne parviennent pas à la réintégrer. Une expérimentation in vivo de l’invention est envisagée d’ici à 2 ans. Ce produit serait d’application local, sur des récifs menacés ou de grande valeur. Un pansement plutôt qu’une solution de fond. Mieux que rien? En savoir plus sur Great Barrier Reef Foundation et Sciences et Avenir. Crédit image: Phil Mercurio.

Subventions pêche à l’OMC : c’est reparti pour un tour

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) relance les négociations sur les subventions à la pêche dans le monde. Objectif : mettre fin aux subventions nocives favorisant surpêche et pêche illégale. Subventions estimées à 15 milliards d’euros par an. L’enjeu est de faire oublier l’échec de l’accord juridiquement contraignant de décembre dernier, et de s’entendre d’ici à 2019. La balle aux négociateurs. Pour rappel, les stocks d’un grand nombre d’espèce de poissons peinent à se renouveler, notamment les carnivores que nous apprécions tant dans nos assiettes (bars, thons…). Plus d’infos sur le site de l’OMC et Le Journal de l’environnement. Et suivez l’asso Bloom sur les subventions publiques et la consommation responsable, c’est super bien fait !

Pour sauver les mammifères marins, suivez l’exemple de l’Oncle Sam !

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique publie une liste mondiale des pêcheries en fonction des risques qu’elles font encourir aux mammifères marins. Soit 4000 pêcheries dans 135 pays, classées comme « dispensée » si risque faible ou nul, ou « sortie » si risque existant. Parmi les critères retenus : espèces pêchées, importance de la flotte, matériel utilisé. Une action énergique pour encourager le développement de pêcheries plus durables, selon l’Institution. Les mauvais élèves ont jusqu’en 2022 pour démontrer que le risque posé est minimal et qu’elles emploient des méthodes similaires à celles employées aux États-Unis. Rappel : les filets, qu’ils retiennent les poissons ou crustacés de manière accidentelle ou qu’ils soient dérivants, sont des pièges pour les mammifères marins, mortels ou invalidants. En savoir plus sur le site de la NOAA et sur Mongabay.

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