Mon engagement bénévole dans la réserve naturelle londonienne de Gunnersbury Triangle m’a apporté une bouffée d’air, des potes et de l’exercice physique. Au passage, la biodiversité est gagnante. Explications.

Gunnersbury Triangle, c’est cette oasis de nature à Chiswick, dans l’ouest de Londres, dans laquelle je me suis investi comme bénévole. Comme évoqué précédemment, j’y suis venu pour aider les professionnels de la Fondation pour la vie sauvage de Londres à préserver la nature.

J’y ai tissé des amitiés, découvert un bon prétexte pour passer du temps dehors, et fait un peu d’exercice physique. Bonne nouvelle dans l’histoire: tout en se faisant plaisir, notre groupe de bénévoles a une action réelle sur la préservation de la biodiversité au sein de la réserve.

Préserver la biodiversité, c’est bon pour le moral!

Cette petite réserve est densément boisée. Si l’on ne fait rien, la forêt va occuper toute la parcelle, et des milieux naturels vont disparaitre, et leurs « habitants » avec. Exit la prairie sauvage, que les papillons affectionnent, les marais et les étangs, prisés des batraciens lors de la reproduction (grenouilles, crapauds et salamandres).

Sans action humaine, une réserve naturelle peut perdre en biodiversité.

Concrètement, voici quelques tâches de maintenance réalisées par notre groupe: arrachage de ronces et lierres en excès, nettoyage de nichoirs à passereaux disséminés dans la réserve, curage de zones humides pour assurer un niveau d’eau suffisant aux amphibiens, plantations, élagages, aménagement de tas de bois mort pour les insectes et champignons saprophytes (se nourrissant de cette matière en décomposition) et les amphibiens, etc.

L’entretien des habitats naturels constitue le gros du travail des bénévoles.

L’autre partie des tâches concerne les enquêtes de recensement des espèces (papillons, oiseaux, champignons). C’est un moment intéressant car elles permettent de constater le maintien, l’augmentation ou la baisse des populations présentes dans la réserve. Et d’influencer le travail d’ajustement des agents de préservation de la nature.

Chaque réserve est différente, de même que l’implication qui en découle.

Mes reportages dans d’autres réserves naturelles de Londres ont mis en lumière d’autres types de travaux, en rapport avec des milieux différents: fauchage de joncs dans les Woodberry Wetlands, entretien des lits surélevés pour la permaculture dans le Centre for Wildlife Gardening… La diversité des missions permet ainsi aux bénévoles d’en apprendre davantage sur les écosystèmes et les espèces qui les occupent. « Learning by doing », comme disent les anglais! (apprendre en faisant).

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London Wildlife Trust (en anglais)

 


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