La forêt Miyawaki vous connaissez? Plantée il y a 1 an, elle est bichonnée en ce moment même, à Paris, par l’asso Boomforest et des bénévoles. Les gagnants? Le biodiversité et les riverains.

De l’extérieur, la forêt Miyawaki ne paye pas de mine. Coincée entre le périph’ et les abords de la porte de Montreuil, elle en est au stade juvénile de son développement. Plantés en mars 2018, les arbustes chatouillent le vieux peuplier qui domine la parcelle de 400m2. Pourtant, cette mini-forêt plantée par l’asso Boomforest est déjà pleine de promesses.

Miyawaki, un artiste japonais?

En quelques sortes! On parle ici d’un botaniste japonais qui a créé une méthode d’ingénierie écologique capable de restaurer des forêts natives à partir de plantes pouvant pousser sur des sols dégradés. « Native », car elle ne comprend que des plantes endémiques.

La forêt Miyawaki est plus résiliente en ces temps de changement climatique.

Dans la parcelle parisienne, il y a plus de cinquante essences, identifiées pour leur adaptation au climat local d’Ile-de-France et leur capacité à grandir ensemble, en coopération. Par exemple, des saules, des chênes, des houx, du hêtre… mais aussi des arbustes qui vont occuper une strate plus basse dans la forêt, comme des rosiers sauvages et des aubépines.

Forêt boostée, avantages assurés

Une méthode japonaise pour un grand pays de forêt comme la France? Pourquoi pas, car elle est efficace sur les petites surfaces, ce que Paris a à offrir, et obtient des résultats rapides et concluants: croissance rapide, densité élevée, biodiversité assurée. Avec pour conséquence une mini-forêt faisant office d’isolant phonique et visuel pour les riverains, voire d’un atténuateur de pollution.

Vers de terre, gendarmes, abeilles et mésanges sont déjà au rendez-vous.

Du local et du vert, du social et la terre

L’asso Boomforest a bien bossé pour créer cette pépite verte qui tiendra bientôt la dragée haute aux défilés des voitures du périphérique. 40 personnes ont participé à sa création, bénévoles motivés en quête de reconnexion à la terre. Ils reviennent une fois par mois pour entretenir la parcelle. En ce printemps, il s’agit de désherber le sol pour empêcher que les herbacées ne pompent toute l’eau et les nutriments dont les jeunes arbres ont besoin.

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Interview des fondateurs de Boomforest

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